Il labirinto in letteratura
– il sogno –

Frammento n. 13 di “The Truth of Labyrinth”

1/ Une expérience existentielle
Une journée comme les autres, prise dans nos automatismes, nos rythmes habituels, avec ses actes et ses pensées coutumiers, une ballade en forêt, un travail à faire, des échanges avec nos semblables, les difficultés du jour, quand soudain les flux se figent, on s’arrête, on s’inquiète, on prend peur, on reste frappé de stupeur – et la bulle humaine se déréalise, se fissure, car l’instant est sidérant. Il nous révèle d’un coup un ailleurs, une ouverture faramineuse : l’immensité de notre ignorance, de notre solitude, face à ce qui nous attend. L’intuition est fulgurante. L’intra-humain ne peut plus colmater, nous ravir et nous rassurer. Il y autre chose: pour notre conscience, un univers insondable.

2/ Une force
L’Inconnu sera cet au-delà du divin connu et conçu par l’homme et sera tel un champ en friche, auquel on ne saurait donner forme. Car, comment aborder ce que l’on ignore? A cela près : qu’on subodore que loin d’être amorphe et sans consistance l’Inconnu est en mouvement, traversé de forces encore occultes – jusqu’à la prochaine découverte (scientifique ou non) qui nous instruira nous éclairera et nous dévoilera une part congrue de notre condition humaine.

3/ Une hypothèse hasardeuse
Qu’au sein de cet au-‐delà du divin et de l’humain, puisse résider une part réservée: un trou, un creux, une réalité dépourvue de Matière. On dira: l’Esprit à l’état pur. Une entité immatérielle, douée d’énergie. Une galaxie sans étoile. La chute éperdue du non-être en lui-même.

4/ Une pédagogie
Autant de considérations, qui dans l’intra-humain, nous donnerons l’idée d’une pédagogie du non-savoir. Celle-ci ouvrant à la méditation et au voyage: loin des confins, de la présomption d’être soi et d’un quelconque absolu. Une pédagogie dont le seul idéal serait notre paix intérieure, dans le respect du corps, son sanctuaire.

Maria Rebecca Ballestra, con la collaborazione di Franca Fioravanti e Marco Romei
Le parole che rimangono. Sarò io, sarà il silenzio
performance e installazione sonora

testi di Marcos Rosenzvaig, Marco Romei e Jorge Luis Borges

marzo 2018: performance Le parole che rimangono. Sarò io, sarà il silenzio